Psychologue clinicienne VS psychologue en entreprise : et si la clé était d’être les deux à la fois ?

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Psychologue clinicienne VS psychologue en entreprise : et si la clé était d’être les deux à la fois ?

Par Céleste Hanché


À l’occasion de la semaine de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail, j’avais envie de partager avec vous une facette centrale de mon quotidien : ma double posture.

Au jour le jour, je navigue constamment entre deux mondes qui, loin de s'opposer, s'enrichissent mutuellement.

Côté pile : La psychologue clinicienne

Ici, on parle d'écoute inconditionnelle, de neutralité et d'accueil de la singularité.

- Mon rôle : créer un espace safe où la parole se libère sans filtre.

- L'objectif : accueillir la souffrance, comprendre le vécu conceptuel et subjectif du collaborateur et l'accompagner dans sa globalité (parce qu'on ne laisse pas ses émotions au vestiaire en badgeant le matin).


Côté face : La psychologue en entreprise

Ici, on chausse les lunettes de la vision systémique et organisationnelle.

Mon rôle est de comprendre les rouages de l'entreprise, les exigences de performance, les transformations et la culture managériale. L’objectif étant d’agir en prévention des Risques Psychosociaux (RPS) et faire le lien entre le bien-être individuel et le collectif.

Pourquoi cette double casquette est une force indispensable pour la QVCT ?

Si on ne garde que la clinicienne, on risque de ne faire que de la "béquille individuelle" : on aide le collaborateur à tenir, mais on ne change rien à l'environnement qui le fait souffrir.

Si on ne garde que la psychologue en entreprise, on risque de faire de la gestion statistique et anonyme : on crée des process, mais on passe à côté de la réalité humaine.

Le combo des deux permet un impact à 360° :

C’est en entendant, la répétition de certains signaux faibles (épuisement, perte de sens, tensions), que je peux identifier des dysfonctionnements systémiques. Je traduis le vécu individuel en leviers d'action pour l'organisation.

Cette double casquette me permet de faire le pont entre l'exigence de performance de l'entreprise et l'impératif de santé mentale du collaborateur. Je dialogue aussi bien avec un salarié en détresse qu'avec un manager ou un RH.

La réelle QVCT ne se résume pas à des mesures de surface. C'est l'art d'ajuster les structures de travail pour qu'elles soient saines.

On ne peut difficilement concevoir des organisations saines sans comprendre la psychologie des individus qui les composent. Et on ne peut pas accompagner efficacement un collaborateur sans intégrer les réalités de son écosystème de travail. Le psychologue en entreprise doit être ce traducteur indispensable entre l'humain et l'organisation.