Le leadership d’optimisme

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Le leadership d’optimisme

Par Eric Abert


L’état du monde n’est pas encourageant. De semaine en semaine l’espoir d’un règlement du conflit en Iran est repoussé. Et l’économie mondiale s’enfonce dans une crise qui s’amplifie à mesure qu’elle dure. Ainsi parce que les dirigeants de deux pays pensaient tirer un profit personnel du déclenchement d’une guerre, nous allons avoir des conséquences sur nos économies avec tous les effets en chaîne déplaisants. Ajoutons l’hyper médiatisation d’un nouveau virus qui renvoie à de sombres jours.

Quelle posture du dirigeant dans ce cadre ? En tant que leader, il peut s’inspirer de Baden Powell : « L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès ». En somme, le leader – qui doit avant tout donner confiance lorsque le contexte se dégrade – a un rôle d’exemplarité d’optimisme, ce qui suppose un certain courage. Ayant une vision plus globale, il a encore plus de raisons que les autres de s’inquiéter. Certes, mais où trouver ce courage ?

Churchill lui, nous rappelle que « L’optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ». Une autre façon de le dire est qu’il ne faut jamais gâcher une bonne crise. Car l’optimisme ne signifie pas qu’il ne faille pas se préparer. On sait que la crise arrive, la question est donc comment l’utiliser au mieux pour faire la différence avec ses concurrents. Comment renforcer sa position vis-à-vis de clients qui eux-mêmes sont perturbés par le contexte et vont l’être encore plus ?

L’optimisme n’est pas une posture passive qui consiste à espérer. C’est au contraire regarder les choses avec lucidité et s’appuyer sur les capacités des équipes à faire preuve d’une intelligence des situations pour trouver des solutions. La confiance à transmettre concerne celles que les équipes peuvent avoir en elles-mêmes dans leurs capacités à trouver de nouvelles pistes dans le contexte. Il ne s’agit donc pas de nier l’ampleur de ce qui se profile mais d’anticiper et de mobiliser. La dynamique collective est essentielle. Le silence amplifie l’inquiétude et laisse la place à l’expression de ceux qui déversent la leur propre. Tel un virus, elle se contamine des uns sur les autres. Il faut donc faire travailler les équipes sur leur capacité à utiliser la période qui se profile. Elles vont trouver des idées qu’il faut tester, encourager, orienter. Il faut les valoriser dans leur capacité à s’adapter et tout faire pour éviter qu’elles se victimisent. L’optimisme n’est pas seulement un courage, c’est une forme de leadership.