Ai-je le droit de m'arrêter ?
Date de publication

Ai-je le droit de m'arrêter ?
Par Aurélie Judlin
Le mois d’août se dessine. Et avec lui, une question que presque aucun-e dirigeant-e ne s'autorise vraiment à poser : ai-je le droit de m'arrêter ?
Nous avons développé une forme de culpabilité paradoxale face aux vacances. Comme si l'absence du bureau était une forme d'abandon. Comme si la valeur d'un leader se mesurait à son niveau de disponibilité permanente.
La science comportementale nous dit l'inverse.
Notre cerveau n'est pas une machine. C'est un organe biologique qui a besoin de périodes de "déconnexion active" pour restaurer sa capacité de discernement. Sans elles, ce n'est pas la fatigue qui s'installe en premier. C'est l'appauvrissement progressif de notre jugement.
Les vacances ne sont pas une parenthèse dans le leadership. Elles en sont une condition.
Décrocher vraiment, c'est un acte de gouvernance. C'est choisir, délibérément, de recharger l'actif le plus précieux de votre organisation : votre capacité à voir juste.
Et si ces congés d’été étaient l’occasion de revenir à une pleine présence à vous-même ?
Bonnes vacances à toutes et tous.
Et si possible : posez le téléphone.